Animateur de cafés-philo. Sur tous les sujets de la vie qui nous concernent. Proche de vous ; proche de nous.
Parler, échanger, être ensemble pour débattre, donner un sens à nos vies sans que les choix nous échappent ou soient déterminés par d'autres :
Voilà qui est dit, pesé, contrôlé, bref, on n'y revient pas.
Pour toutes ces "raisons", j'ai pensé reprendre quelques fragments de nos grands penseurs. Allons ou plutôt, commençons par ALAIN. Ce merveilleux philosophe, professeur au lycée Henri IV préconisait d'éviter les préjugés, les idées toutes faites et, bien sûr, les opinions communes. Pensez par vous-même, disait-il. "Penser, c'est dire non. Je pense par un mouvement de cheval qui refuse la bride."C'était un éveilleur d'esprits. Remontons le temps et faisons un détour par DESCARTES. Ce grand personnage disait que ce n'est plus la religion qui dicte à l'homme ce qu'il doit penser. La personne humaine est au centre ; là est sa place et pour les domaines de la connaissance, tournons-nous vers le rationnalisme. Il semblait être le premier philosophe moderne. Au XVIIIème siècle, Kant réaffirmait ce précepte. Trés attaché à la morale, il pensait que cette dernière doit se libérer de toute référence (religieuse, politique...) extérieure à la raison humaine ou, que puis-je savoir ? Que dois-je faire ? Que m'est-il permis d'espérer ? Revenons vers nous lorsque SARTRE pensait que l'homme ne se définit que par ses actions et son existence ou ce monde sans Dieu qui n'a, selon lui, aucun sens, ou l'homme est seul et condamné à être libre en assumant ses actes par l'engagement politique. Et SPINOZA ? si vous voulez bien faire à nouveau un saut en arrière vers 1660. Ce philosophe, souvent victime du fanatisme et de l'intolérance (presque tous les philosophes dignes de ce nom ; une cinquantaine en 2500 ans). Lui aussi voulait connaître le monde par la seule règle de la raison et professait un grand libéralisme en politique. En fait, il est à l'origine des théories modernes de la science politique ; HUME, MONTESQUIEU et d'autres paufineront ces préludes. Changeons de cap et allons vers un "enquêteur"; notamment Michel FOUCAULT. Je dis "enquêteur" car il se conduit comme un archéologue, un chercheur qui remonte l'histoire des idées de la société moderne. Ce qui l'intéresse, c'est l'étude des institutions et du savoir en tant qu'instruments de pouvoir... Mais en fait, ce que la société rejette, ne serait-ce pas le crime, la folie, la sexualité ? Par ailleurs, que savons nous de nos propres inhibitions, nos propres peurs ? Mais laissons aller la goélette et continuons le voyage. Vers la fin du IVème siècle avant JC, lorsque la démocratie instituée par Périclès vivait ses derniers instants, EPICURE donnait lui aussi sa vision et proposait un idéal de bonheur avec une conception simple du monde qui nous entoure. Cela nour rapprochait de la nature et surtout, de nôtre propre nature. Pour lui, le sage, le philosophe, ne doit pas se méler de politique car elles sont vulgaires et grossières les formes de vie qui ne conduisent pas au bonheur. J'ai envie de terminer ce voyage par Albert CAMUS. Oui, l'absurde ! Ne sommes nous pas cernés par l'absurdité ? Camus prend conscience de l'absurdité de l'existence humaine. Cependant, il faut donner un sens à sa vie sans céder au désespoir en luttant pour les valeurs morales et intllectuelles essentielles. Une morale, un humanisme hors de tout système et au centre, nous trouverions l'homme concret.
Mes chers amis, où en sommes nous des étapes que nous avons franchies tant bien que mal ? Voulons-nous la même chose et savons-nous parler d'une seule voix ou apprendre les uns des autres ? Je crois, c'est mon sentiment, que nous espérons l'harmonie sans savoir l'exprimer car ça se bouscule trop sur nôtre minuscule planète.