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STENDHAL parlait de cristalisation lors de sentiments passionnels exacerbés. Effectivement, une femme médiocre ou insignifiante paraîtra divine à celui qui est amoureux fou. J'ai entendu que l'amour était comme une auberge espagnole, on y trouve ce qu'on y apporte. Il demeure évident que si vous dépouillez les êtres de tout ce que nos passions leur prête, c'est, à coup sûr, les réduire simplement à eux-mêmes, c'est-à-dire souvent à peu de chose. Dans ce cadre, plusieurs réflexions s'imposent :
Tout d'abord, la passion fausse l'exercice normal du jugement. Le jaloux, par exemple, passe son temps à épier les signes et la conclusion est posée avant toute réflexion , Lmais être jaloux, est-ce vraiment aimer ou ne fait-on que s'aimer soi-même ? (la possession d'un être) A vrai dire, ce n'est pas vraiment beau. J'ajoute que le passionné ne se définit pas lui-même comme un possédé mais il en a les symptomes. Quant à la base biologique, l'amour est lié à la sexualité, l'avarice à un besoin de sécurité, l'ambition à une affirmation du "moi" qui revoient en définitive, à l'organisation biologique de l'homme. Pour finir, l'amour-passion implique une individualisation éléctive du désir sexuel. Seulement, chacun le sait, lorsque le passionné a possédé l'objet de ses désirs, et bien, la passion disparaît aussi vite qu'elle est venue.